Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 14:19

Lorsqu'il nous est obligé de quitter le monde de l'enfance, nous entrons dans la vie burlesque où se joue une vaste pièce de théâtre quotidienne.
Ainsi, beaucoup de femmes et d'hommes se parlent à eux-mêmes en permanence pour ne pas oublier quel rôle ils se sont attribués dans cette société du monde. C'est pourquoi l'on se donne un air, une assurance, un "style funky fresh" qui, à force de répétitons, s'intègre dans notre substance moelle.

Suivant la personnalité de chacun, on distingue deux routes différentes qui nous amènent vers la socialisation : une qui se veut volontaire et l'autre, au contraire, qui se veut contraignante.
Certains sont avides du conventionnalisme. Ils usent et en abusent pour parvenir à leurs fins, qu'elles soient vitales ou opportunistes.

D'autres se posent encore cette question, dans laquelle je me retrouve : Pourquoi donc m'être infliger une telle "manière d'être" machinale et artificielle?
Pour nous, cette cure de l'intégration en société ne symbolise pas la quête du bonheur, mais elle traduit plutôt le terme d'une lutte contre le formalisme née de nos coeurs juvéniles, et de ce fait, une forme de résiliation à en accepter certaines modalités.
A défaut de nous rendre heureux, elle permet de ne pas sombrer dans l'isolement d'une pensée brute que l'âge sociétal nous somme d'oublier. Suivre un peu le flôt? Il le faut.

L'innocence des enfants s'oppose à la société, et apporte toute sa signification au terme universel d'humanité.
De même, les rides nous rappellent que nous ne sommes pas fait pour durer. Ce réveil là sonne tout seul. On se délit alors progressivement de ce comportement fictif, tandis que les petits enfants rafraichissent notre mémoire d'être humain à part entière.

D'ici là, je vais dormir le moins possible. Et vous?

Par Paul
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 09:33

Travailler, encore travailler, toujours travailler.

Un crédo que je n'ai eu de cesse de me répéter pendant ces 1 an et demi de masturbation intellectuelle et qui, brutalement, prit fin vendredi dernier.
Mes études se finissent donc prématurément cette année. Alors? Vacances forcées. Mais dans quel état d'esprit? A quel prix?

Mon sentiment n'est que confusion. Je me réveille tout à coup avec du temps, plus de temps, beaucoup trop de temps. Et la culpabilité s'est transformée en vide. Un indescriptible vide.

Qui suis-je au fait?

Je ne sais plus rien. Pourtant je pensais savoir. Entre disponibilité zéro et illimitée, que choisiriez vous?

Jusqu'à vendredi la réponse me semblait évidente. Et puis là...

Par Paul
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 08:49

Dans une vie, il est des expériences qui viennent se blottir dans un coin de votre mémoire pour y rester scellées à jamais; il est des voyages qui évoquent ces sentiments de plénitude et de pure jouïssance tellement convoités, si tant est que l'on recherche le bonheur au quotidien.
Et pour moi, cette "grande extase" se résume dans le paradis terrestre que représente le Kenya.

J'ai tout de suite compris pourquoi ce pays comptait parmis ses habitants d'excellents coureurs de fond. En effet, sur toutes les routes que nous avions emprunté, il eût été étonnant de ne pas voir, ne serait-ce pendant un kilomètre, des gens marcher en bordure des sentiers battus, et ce même dans les contrées lointaines de toute urbanisation de quelque sorte où l'abondance de "mère nature" laissait présager un dépeuplement certain (une fausse "logique européenne" à l'évidence).

Alors que nous empruntions d'étroits chemins jonchés de cratères (douloureux pour les reins) dans un soulèvement perpétuel de nuages poussiéreux (ici douloureux pour les poumons), des enfants guettaient le passage de nôtre bruyant 4x4 pour se retourner presque spontanément vers "la bête" et nous addressaient des sourires radieux, agitant leurs mains avec frénésie et bon coeur. Nous leur rendions ce large sourire et ce salut débordant d'énergie, sans même porter attention aux à-coups brutaux de "la machine infernale" dans laquelle nous nous trouvions. Cet échange ne fut peut être que très bref, mais la joie qui s'en suivait restait inscrite sur nos visages, pour ne s'estomper qu'imperceptiblement...


Premier safari, premiers lions. Nous sommes là, en cercle autour de deux gros matous aux dents aiguisées, gavés d'adrenaline tant nos regards sont captivés, tant notre respiration est haletante. Seulement, a nôtre approche, les fauves aussi semblent avaler des bouffées d'air avec une fréquence un peu trop rapide au goût du naturel, sans parler de ces oreilles qui se courbent distinctement vers l'arrière ou encore de ces yeux qui se retractent selon la forme de croissants lunaires...
Soudain , l'un d'eux se redresse avec furie sur ses pattes, prêt à bondir, lançant un rugissement rauque qui fit taire tout semblant de conversation entre protagonistes observateurs. A la fois impressionant et terrifiant.

Certes, le lion, tel qu'il est décrit dans cette situation, justifie allègrement son statut de "roi de la savanne".
Mais qu'est-il vraiment face à un troupeau d'éléphants non contents de trouver de tels énergumènes au poil dru sur leur passage?
Et bien chers lecteurs, notre bon vieux lion bien féroce, au regard de ces deux défenses massives et coupantes gesticulant avec cette vélocité meurtrière preuve d'un agacemment certain, prend la caisse et se tire tout simplement, et vite!

Le plus amusant lorsque nous avons assisté à cette scène, c'était de voir avec quelle insistance les éléphants, fanfaronnant à l'égal d'une bonne dizaine de trompettes crachant leurs âmes toutes entières, poursuivaient sans cesse nos deux pauvres lions qui n'avaient qu'une envie, celle de reprendre le cours de leur petite sieste déjà entammée quelques heures auparavant.

Il n'y a plus à chercher, j'ai trouvé mon bain de magie.
                                                                                                                                                                                   Merci Kenya.

Par Paul
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 08:45
Thanks Jim.

-On dit parfois que "savoir que l'on ne sera jamais aimé, au sens du terme que l'on désirait le plus, c'est être contraint d'oublier, pour toujours"

-On dit parfois que "écrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire"

-On dit parfois que "pour exprimer un refus ou une indifférence, on ne répond pas"

3 personnes différentes. Et je n'espère pas qu'elles puissent changer, car cette espérance ne ferait qu'un peu plus accentuer la profonde tristesse qui est actuellement mienne. Avez-vous déjà entendu parler de "deuil affectif"?

Je m'en vais plutôt écouter cette musique. Tellement hors-contexte, mais tellement agréable. Faites comme moi, prenez 5 minutes de votre temps.

Enjoy. And don't (everytime) look back.

http://www.youtube.com/watch?v=1adRg6ZhoXQ
Par Paul
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 09:30

L'autre nuit, à la faible lueur de ma lampe de chevet, j'achevais de lire "Le bonheur désespérement" d'André Compte-Sponville. Je suppose qu'après visonnage de ce titre, vous doutez qu'il puisse s'agir d'un conte pour enfants ni même d'un roman policier et encore moins d'une recette de cuisine. Et vous auriez raison de penser comme tel. Car il est question dans ce livre de philosophie ou pour plus de clarté, "amour de la sagesse" ("Plus de clarté? Ca?" certains penseront et je dis "Oui, vous allez voir").

C'est en parcourant ce livre avec passion qu'il m'est apparut ô combien je vivais dans un perpétuel espoir, une espérance ou encore "un désir sans jouïr, sans savoir, sans pouvoir". Je n'ai non pas retenu qu'une telle espérance est à éradiquer le plus possible de mon esprit ( ce qui serait contre-nature ), mais qu'il faut apprendre "à penser, à vouloir et à aimer" ou pour résumer cela "Le sage est sage, non par moins de folie mais par plus de sagesse" dirait Alain. En ce sens que la sagesse est la seule variable que nous devrions considérer et surtout, développer. Si en effet il arrive que nous consacrons plus de temps à aimer ce qui est déjà nôtre, à faire ce qui dépend de nous, à jouïr de notre connaissance, alors inévitablement ce temps-là gagné à vivre dans "le réel" est ce même temps perdu à s'apitoyer sur nos espérances.

Prenez par exemple l'article "Rêves d'une époque" que j'ai écrit il y a quelques jours de cela, et où je parle de mon concours ( ou Dieu le Père pour le commun des premières années medecine ). Je crois avoir passé une majeure partie de mon temps ( si précieux à l'abord de telles échéances ) à espérer obtenir mon concours, ce qui ( vous en conviendrez dès lors ) ne dépendait pas de moi, au détriment de ne m'être encore plus attelé à agir pour acquérir les conditions d'une réussite, au moyen de ma propre volonté.

 

Alors maintenant, j'éprouve l'envie de revenir à la ligne pour écrire un nouveau paragraphe, une multitude de nouveaux paragraphes. Ceci grâce à l'entreprise où il règne de côtoyer toujours plus les inatteignables sommets de la sagesse ( et non pas devenir sage, utopique idée serait-ce ), sagesse qui me permettra de n'éprouver que très peu de chagrin lorsqu'il me sera ammené de lire ce vers d'Aragon : " Dites ces mots "Ma vie" et retenez vos larmes..."


Par Paul
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